Le Devoir: Commentaires post-élections

« Ce soir, c’est l’euphorie Macron, ceux qui pensaient voter contre le grand méchant loup vont se réveiller avec la gueule de bois ».

 

Source: Le Devoir (ici)

Verbatim:

Le score de 65 % est au-delà des attentes de M. Lescure, même s’il signifie une avancée pour le Front national (FN) de Marine Le Pen. « Maintenant, on a cinq ans pour faire régresser Le Pen et rendre la France plus forte », a-t-il dit.

 

De vives huées ont d’ailleurs été lancées dans le bar lors du discours de la candidate défaite. Celle-ci a tout de même recueilli près de 10 % des voix à Montréal, dont celle de Kevin Boucher, un électeur rencontré au lieu du vote samedi. « Je vote pour elle pour le changement, a-t-il affirmé. Macron, c’est le gouvernement actuel en continuité. »

 

Joint au téléphone à New York, le candidat du FN pour la circonscription d’Amérique du Nord s’est dit déçu de sa défaite, mais encouragé par le progrès de son parti, qui n’a jamais connu de score aussi élevé. « On a perdu une bataille, mais on n’a pas perdu la guerre », a résumé Denis Franceskin.

 

« Ce soir, c’est l’euphorie Macron, mais la réalité revient très vite. Les gens qui n’ont pas de boulot n’auront toujours pas de boulot », a-t-il poursuivi, prévoyant que les électeurs « qui pensaient voter contre l’extrême, contre le grand méchant loup » auront tôt ou tard « la gueule de bois ».

 

Cela dit, M. Franceskin est très encouragé par la progression de son parti. « Le FN est en train de muter vers un parti d’opposition concret qui va lui permettre de rassembler le maximum d’électeurs », a-t-il avancé.

 

En ce qui concerne le faible résultat de son parti à Montréal, le candidat ne semble aucunement surpris. « C’est typique de Montréal et du Canada, très à gauche. Ce n’est pas une circonscription facile à gagner pour le FN, mais c’est le début d’un gros changement.