Un Coup d’Avance: Loi Travail, Austérité : La Soumission à Bruxelles

Après la loi Travail, condensé de recommandations bruxelloises, le premier ministre Manuel Valls poursuit sa politique de soumission à l’Union européenne en serrant une nouvelle fois la vis de l’austérité.

C’est ainsi que l’on a appris hier qu’une lettre de cadrage avait été envoyée à « tous les ministères » pour exiger de nouveaux sacrifices, notamment par la réduction de 2% des effectifs, et ce dans l’espoir de réaliser 2 milliards d’euros d’économies supplémentaires en 2017.

Etant donné les prétendus engagements en matière de sécurité et d’éducation, cela signifie que la France perdra encore des médecins, des pompiers, des agents chargés de l’entretien de notre patrimoine national, lequel est d’ailleurs bradé en France comme à l’étranger, etc. À ces réductions d’effectifs s’ajoute également le projet de coupe dans les dépenses de Recherche et Développement (- 256 millions d’euros), signe d’une austérité aveugle de plus en plus tendue pour répondre aux exigences de la Commission européenne.

Or précisément, ces annonces surviennent – et ce n’est pas un hasard- le surlendemain d’un nouveau coup de pression de la Commission européenne qui a considéré que la France serait « le test ultime » pour la crédibilité du pacte de stabilité, évoquant avec mépris « de possibles sanctions, si le budget ne satisfaisait pas les attentes en 2017 ».

Les choses sont donc limpides : le gouvernement français est mené à la baguette par la Commission européenne et il ne faut pas chercher plus loin les raisons de son obstination sur la loi Travail, usant scandaleusement du 49-3 et exposant désormais le pays au risque d’une très grave pénurie de carburant, voire d’une paralysie totale.

Sur ce dernier point, il est très clair que l’exacerbation des tensions sociales et ses conséquences néfastes sur le quotidien déjà pénible des Français sont de la responsabilité directe du gouvernement. Si le Front National déplore les blocages et les grèves qui pénalisent les Français et qu’il n’accepterait pas une paralysie totale de la France, il n’en demeure pas moins que l’origine du problème est l’obstination du pouvoir à obéir à l’Union européenne plutôt que de respecter les aspirations populaires, ce que la loi El Khomri ou le nouveau tour de vis austéritaire démontrent parfaitement.