Mélenchon: Ce vieux roublard qui se fait passer pour le Ché !

Depuis plusieurs semaines, le système cherche à élever Jean-Luc Mélenchon en principale figure de l’opposition au gouvernement, ce qui n’est pas sans arranger leurs affaires respectives.

Jean-Luc Mélenchon c’est d’abord une personnalité et un style qui font tout à la fois son succès et ses limites. Derrière le tribun se cache d’ailleurs un homme aussi peu vertueux qui ceux qu’il dénonce régulièrement. Rappelons ici, par exemple, l’affaire du « chauffeur du Conseil général de l’Essonne » (concernant l’utilisation illégale pendant plusieurs mois en 2004, à son profit, d’un véhicule avec chauffeur du département alors qu’il était redevenu sénateur) qui lui a valu un « avertissement solennel » du Procureur de la République. Aujourd’hui âgé de 65 ans, Jean-Luc Mélenchon se fait plaisir dans son rôle de « trublion » de la scène politique française, insultant la presse et ses adversaires politiques en des termes qui, s’ils émanaient d’un autre camp, élimineraient leurs auteurs du champ politique.

Si Jean-Luc Mélenchon dit des choses pertinentes dans sa critique de la politique du gouvernement, il ne tire que partiellement les conclusions politiques de son positionnement. Cela se voit particulièrement sur les questions européennes. Ainsi, pendant la campagne présidentielle, Mélenchon a littéralement dit tout et son contraire sur ce sujet, évoquant tantôt la possibilité d’une sortie de l’Union européenne et de la zone euro, puis contestant avoir eu « sérieusement » cette intention.

En réalité, il est probable que l’euroscepticisme parfois affiché par Mélenchon ne soit qu’un euroscepticisme de façade, à visée purement électoraliste. L’homme avait d’ailleurs soutenu le Traité de Maastricht en 1992, instaurant la monnaie unique.
De fait, dans son opposition à la réforme du code du Travail ou aux mesures d’austérité préparées par le gouvernement, Jean-Luc Mélenchon évoque assez peu l’origine de ces mesures, à savoir les recommandations de la Commission européenne, préférant dénoncer un « ultra-libéralisme » hors-sol. Cette position lui épargne de devoir remettre totalement en cause l’Union européenne et d’assumer ses contradictions. En outre, Jean-Luc Mélenchon est un fervent partisan de l’espace Schengen et de la libre circulation sans contrôle des personnes, autre pilier de la construction européenne.

Quoiqu’il en dise, Jean-Luc Mélenchon reste un immigrationniste convaincu qui s’accommode parfaitement des conséquences économiques, sociales, sécuritaires et culturelles de l’immigration massive. Mélenchon a ainsi maintenu au coeur de son projet présidentiel et législatif la régularisation de tous les travailleurs clandestins, ainsi que la défense « du droit du sol intégral », du « regroupement familial », de l’AME et de l’ensemble des dispositifs d’aides qui constituent les pompes aspirantes de l’immigration massive. Jamais Jean-Luc Mélenchon ne remet en cause l’immigration massive dont les premières conséquences sont pourtant de peser à la baisse sur les salaires et de fragiliser notre système de protection sociale. Ce faisant, Jean-Luc Mélenchon fait intégralement le jeu du grand patronat.

Si le Ché Mélenchon a eu l’habileté pendant la campagne présidentielle de sortir le drapeau tricolore dans ses meetings, son entourage n’en nourrit pas moins une détestation de la Nation et du patriotisme qui confine parfois à la haine de la France.
A cet égard, l’affaire de la députée insoumise Danièle Obono est révélatrice. Cette dernière, interrogée lors d’une émission radio sur son soutien à un chanteur qui avait intitulé l’une de ses chansons « Nique la France » a par la suite éprouvé d’immenses difficultés à simplement dire « vive la France », choquant légitimement de nombreux auditeurs.

La porosité entre des personnalités d’extrême gauche autour de Jean-Luc Mélenchon et des mouvements complaisants avec l’islamisme, l’antisémite ou le racisme anti-blanc est une réalité très grave et très inquiétante, qui contredit totalement le discours qui se veut authentiquement républicain de Jean-Luc Mélenchon.

Enfin, relevons qu’il n’aborde presque jamais la question de la concurrence internationale déloyale qui l’obligerait à remettre en cause, là encore, les règles de l’Union européenne interdisant le protectionnisme intelligent et le patriotisme économique, ainsi que la monnaie unique, véritable boulet de l’économie française, mais aussi l’immigration (on fait venir de la main d’oeuvre bon marché).

N’est pas Ché qui veut !