Un coup d’Avance: Convention Banlieues

En cette troisième semaine de novembre, Marine Le Pen a franchi plusieurs nouvelles étapes de sa campagne, continuant ses conventions thématiques (la quatrième, portant sur les banlieues et la République), inaugurant son siège de campagne à Paris, baptisé « L’Escale », et dévoilant son logo de campagne, sous la forme d’une rose bleue.

 

  • Convention sur les banlieues : pour un retour de la République.

Supervisée par le Collectif Banlieues Patriotes, la quatrième convention thématique de Marine Le Pen s’est attachée à porter sur les banlieues françaises une analyse complète et à développer des propositions variées dépassant la seule question sécuritaire, qui n’en demeure pas moins centrale. Confrontées à d’immenses difficultés économiques, sociales et identitaires, les banlieues françaises souffrent également des ravages du clientélisme qui détourne les milliards d’euros de la politique de la ville au détriment des vrais projets d’intérêt général. Pour toutes ces raisons, les habitants des banlieues françaises font assurément partie, eux aussi, de la France des oubliés.

Liste des 5 propositions émises par Marine Le Pen :

(Il est à noter que toutes ces positions se tiennent par une cohérence d’ensemble et que chacune amplifierait incontestablement la réussite des autres)

– Mise en place des conditions du « vivre en paix » :

Parce que le rétablissement de l’ordre est la condition de toute vie économique, sociale et civique, il est impératif de revenir sur les politiques sécuritaires désastreuses des gouvernements UMP et PS  successifs, qui ont transformé de nombreuses banlieues françaises en véritables zones de non-droit. Cela suppose notamment la reconstitution des effectifs de police et de gendarmeries supprimés par Nicolas Sarkozy (12 500), la fin du laxisme judiciaire et une lutte acharnée contre les trafics qui gangrènent les banlieues et qui profitent aujourd’hui largement de l’ouverture totale des frontières (donc suppression de l’espace Schengen et maîtrise de nos frontières nationales).

– Déraciner l’islamisme :

Fléau qui affecte plus particulièrement les banlieues, l’islamisme profite du délitement de la Nation sous l’effet d’un communautarisme lui-même conséquence de l’immigration massive. Lutter contre l’islamisme passe donc par un arrêt de l’immigration massive mais aussi par une guerre implacable contre l’idéologie qui le sous-tend, ses relais et ses financements. Il faut donc fermer les mosquées radicales, expulser les prêcheurs de haine étrangers et couper les financements en provenance de pays qui soutiennent le fondamentalisme (Arabie Saoudite et Qatar en tête).

– Création d’un corps d’inspection contre la corruption de la vie politique locale :

Ce corps d’inspection, rattaché aux chambres régionales des comptes, aurait pour principales missions de détecter les cas de clientélisme local (qui sont une forme évidente de corruption) ainsi que les cas de contournement de la loi de 1905 sur la Laïcité, en vue évidemment de lutter contre.

– Rétablissement d’un service militaire national :

Parallèlement à l’augmentation des moyens accordés aux armées, la mise en place à terme d’un service militaire obligatoire permettrait de recréer les conditions d’une véritable cohésion nationale auprès d’une jeunesse parfois en rupture avec la République.

– Création d’un fonds d’intervention pour les « start-up » :

Ce fonds contribuerait à la nécessaire redynamisation économique des banlieues, pour des projets impliquant essentiellement de jeunes créateurs d’entreprises ; il serait abondé par une réorientation des crédits de la politique de la ville aujourd’hui gaspillés dans le clientélisme.