Un Coup d’Avance: Macron/Laïcité/TAFTA

Emmanuel Macron : la culture du vide:

La démission d’Emmanuel Macron du gouvernement, en vue d’une très probable candidature à l’élection présidentielle, n’est pas une surprise en soi et confirme l’affaiblissement personnel de François Hollande. Sur la scène politique nationale, cette démission, pure tactique politicienne, bouche encore un peu plus le créneau des candidats du système, tous européistes, communautaristes et ultra-libéraux.

Cependant, à la différence d’un certain nombre d’autres personnalités, qu’elles soient du PS ou des Républicains ex-UMP, Emmanuel Macron a le mérite d’assumer le nouveau clivage qui structure véritablement la vie politique française : celui entre les patriotes, partisans d’une France indépendante et souveraine, et les mondialistes, immigrationnistes, favorables à une intégration toujours plus poussée de notre pays au sein de l’Union européenne.

Ce clivage posé, le cas Macron surprend néanmoins par la vacuité particulièrement abyssale de son discours. Son passage au 20h de TF1 le 30 août 2016, pendant près de 30 minutes (un temps record, encore jamais accordé à aucune personnalité politique française sans responsabilité gouvernementale), en a été une nette illustration : pas une seule idée concrète, pas même une annonce officielle de candidature.

Il faut dire qu’en dehors de ses liens très étroits et assumés avec le monde de la grande finance et sa soumission revendiquée à Bruxelles, Emmanuel Macron n’a pas grand-chose à présenter ni défendre. Son bilan en tant que Minsitre de l’Economie est ainsi particulièrement accablant.

Pour la seule période couvrant son ministère (soit depuis août 2014 à aujourd’hui) les chiffres sont éloquents :

 + 364 000 demandeurs d’emplois supplémentaires (cat ABC) ;

 80 000 emplois industriels détruits ;

 baisse de 1% des créations d’entreprises (par rapport à la pourtant déjà très mauvaise période 2012-2014) ;

 augmentation de 100 milliards d’euros de la dette publique ;

 une loi Macron dont le seul résultat concret est la création de 1500 emplois supposés dans le secteur des cars… quand, dans le même temps, l’abandon scandaleux d’Alstom aux Américains s’est par exemple traduit par la suppression de 2000 emplois (contre toutes les promesses formulées).

 

Laïcité : la réponse du Front National au communautarisme.

Les polémiques sur le Burkini qui ont marqué la fin de notre été sont un nouvel exemple des ravages du communautarisme en France, à travers la multiplication des revendications politico-religieuses au sein de la société.

Face à ces revendications, nos maires, comme nos chefs d’établissements scolaires et universitaires, nos agents du service public ou nos chefs d’entreprises, sont malheureusement laissés seuls. Tous doivent gérer des situations de plus en plus sensibles, où l’ordre public est souvent menacé, sans que les gouvernements successifs ne se décident à leur venir en aide.

Dans ce contexte, le Burkini, variante aquatique du voile, vêtement symbolisant l’emprisonnement de la femme, n’est que la dernière expression médiatique d’un phénomène que nous dénonçons depuis des années, multiforme (vêtements religieux, horaires et menus particuliers, congés, relations hommes/femmes, etc.), auquel depuis le départ nous proposons d’apporter une réponse ferme : celle de loi.

En dehors bien entendu de l’arrêt de l’immigration massive, à l’origine de ce communautarisme triomphant, le Front National se fait en effet le défenseur acharné de la Laïcité. En 2012, précisément pour faire face à la multiplication des revendications politico-religieuses dans toute la société, Marine Le Pen a ainsi proposé l’extension de la loi de 2004 bannissant les signes religieux ostensibles à l’Ecole à l’ensemble de l’espace public. Cette solution, profondément égalitaire, ne nécessiterait pas de changement constitutionnel.

Seraient ainsi concernés les signes religieux ostensibles, tels que définis par la loi de 2004, n’empêchant aucunement le port de signes discrets tels que les bijoux et autres pendentifs. Il n’est donc pas question, comme certains ont tenté de le faire croire, « d’interdire les croix » ni même les processions religieuses relevant de la tradition. De même, comme cela a toujours été précisé par le Front National, le personnel religieux ne serait pas concerné par cette obligation.

La Laïcité, vieille tradition française, dont le concept est d’ailleurs bien antérieur à la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat, permet d’organiser un cadre de vie collectif apaisé, serein, où la religion est cantonnée à la sphère strictement privée. L’Islam, comme avant lui le Christianisme ou le Judaïsme, doit évidemment se plier à cette valeur centrale de notre République.

TAFTA : derrière les postures du gouvernement, la mondialisation sauvage continue.

L’annonce -qui n’est en fait pas une première- d’une volonté de la France de suspendre les négociations sur le TAFTA, Traité de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis, n’est en rien le coup d’arrêt à la mondialisation sauvage que l’on pouvait espérer et qui a déjà si durement frappé notre économie. En effet, le premier élément à soulever est que les France ne dispose pas formellement du pouvoir de suspendre les négociations sur le TAFTA puisqu’elle en a délégué la mission à la Commission européenne.

En conséquence, le souhait de suspension émis par notre Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, non- explicitement repris par François Hollande (qui a simplement indiqué que les « négociations ne pourront pas aboutir avant la fin du mandat » d’Obama), n’est qu’un vœu non-contraignant pour la Commission européenne.

A l’heure où s’écrivent ces lignes, les négociations, donc, continuent. De manière plus générale il convient d’ailleurs de rappeler que la politique commerciale est une des compétences exclusives de l’Union européenne, ce qui signifie que la France ne peut rien décider en la matière sans l’accord des institutions européennes ; d’où l’impérative nécessité du retour de notre souveraineté nationale pour assurer notre indépendance et mener des politiques (commerciales ou autres) conformes à nos intérêts nationaux.

Le deuxième point à soulever est que si le TAFTA a du « plomb dans l’aile », d’autres Traités du même type sont en cours de négociation et/ou sur le point d’être signés. Il en est ainsi du Traité CETA de libre-échange avec le Canada ou du ravageur Traité de libéralisation des services, TISA. Sur ce dernier Traité, il est même à craindre qu’il ne serve de « point de chute » aux principales dispositions du TAFTA si d’aventure celui-ci était effectivement abandonné.

On le voit, le combat contre ces Traités ultra-libéraux, constituant une véritable armature juridique de la mondialisation sauvage, est loin d’être terminé. Il apparaît très clairement que le Front National est le seul grand parti à avoir la volonté et surtout la lucidité pour mener ce combat.